La conscience au service des affaires, c’est payant!

Pourquoi la conscience au service des affaires?

Le modèle de la croissance exponentielle traditionnelle est désormais remis en question. Nous pouvons tous observer l’impact de cette croissance sur notre environnement. Il y a rupture entre les intérêts gourmands de l’entreprise et une société qui perd. On a qu’à penser à l’écart grandissant entre la rémunération moyenne du CEO et les employés1. Le besoin se fait sentir de réconcilier l’entreprise avec l’environnement, la société et l’être humain.

Entraînés par un système économique replié sur lui-même, la plupart des dirigeants d’entreprises ne gèrent maintenant que des dossiers et des budgets, et ils en ont marre. Ils ont dû mettre de côté leur raison d’être, et leur apport le plus important, leur connexion inspirante avec leurs employés. Pris dans le tourbillon de la pression constante, ils attribuent désormais un budget au développement humain (PAE, formation, coaching) qu’en mode réaction, qu’au moment d’une crise.

Plusieurs leaders témoignent maintenant de leurs expériences sur ce chemin du toujours plus vite et du toujours mieux2. Malgré les succès, ils ne se sentent pas plus heureux, sont souvent épuisés et prisonniers d’une vie qui ne leur ressemble plus. La performance exigée dans le milieu des affaires aura encouragé le contrôle de leurs émotions et leur ignorance de leur propre épuisement, de leur propre course folle. En quête de sens, ils remettent en question le modèle de la croissance à tout prix et de la surconsommation. Ils n’ont d’autre choix que de sortir la tête de l’eau et chercher des réponses ailleurs. Ils découvrent, tout comme ceux qui auront fait le saut avant eux, qu’ils doivent privilégier désormais leur bien-être et agir avec la cohérence et le courage nécessaire pour suivre leur raison d’être.

Il est grand temps de changer de paradigme et d’investir dans la ressource la plus importante, celle par qui et pour qui l’entreprise existe, l’être humain. Il est temps de mettre la conscience au service des affaires.

Quand une organisation privilégie la conscience, la croissance cesse d’être un objectif, pour ainsi retrouver un équilibre essentiel à la vie. La croissance demeure, mais devient un résultat, une source d’énergie, de célébration. Les membres de ces entreprises alignent leurs actions sur la raison d’être de l’entreprise, et sur le bien-être de chacun.

Développer la conscience au service des affaires permet d’ouvrir la porte à une autre perspective. C’est de réaliser que d’être prisonniers de ce que nous appelons la boîte des conditionnements est la raison première de nos insatisfactions et de notre épuisement. Nous dépensons notre énergie pour répondre inconsciemment à nos besoins de sécurité, d’appartenance et/ou de crédibilité. L’efficience est tout simplement impossible dans ces conditions. Nous dépensons notre énergie pour performer et faire partie de quelque chose, tout en assurant nos arrières. Nous ne sommes pas présents, ni réellement performants, tout en nous donnant l’impression de l’être. Nous vivons, le stress et l’adrénaline aidant, l’illusion d’en faire beaucoup et d’avancer. Nous sommes en mouvement, mais ne réalisons pas de grandes choses. Nous sommes en survie.

Quand au contraire nous sommes présents et disposons d’une boîte de conditionnements au service de notre plus grande nature, de notre être, nous prenons intuitivement les décisions et les actions qui rapportent le plus de résultats et qui demandent le moins d’énergie. Nous offrons notre confiance à nos collaborateurs, qui nous le rendent bien. Nous parlons, alors de réelle performance, c’est à dire d’un profit énergétique à chaque action. D’ailleurs, Steven Covey fils, dans son livre « The speed of Trust », démontre qu’une culture établie sur la confiance augmente la rapidité d’exécution tout en réduisant les coûts, pour des résultats supérieurs de 286 % (retour aux investisseurs) à la compétition. Voilà l’essence du modèle de transformation de la culture proposé par nüco, la Zone Haute Performance (ZHP).

Dans notre prochain blüg, nous parlerons du leader ZHP, artisan de la conscience au service des affaires.


1 Moyenne de 20 pour 1 en 1965, jusqu’à 434 pour 1 en 2015, https://www.payscale.com/data-packages/ceo-pay
2 Une constance lors du dernier forum du leadership conscient à Montréal, le 21 septembre dernier

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